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La grande collection

Le Cantique des oiseaux

‘Attâr
illustré par la peinture
en Islam d'orient

Le Cantique des oiseaux  ‘Attâr

Le chef-d’œuvre de poésie mystique d’‘Attar chante le voyage de milliers d’oiseaux en quête de Sîmorgh, manifestation visible du Divin. Les 207 miniatures persanes qui accompagnent le poème l’éclairent et le magnifient.

Le chef-d’œuvre du soufisme

Chef-d'œuvre de la spiritualité soufie – branche mystique de l’islam à son apogée aux XIIe et XIIIe siècles –, Le Cantique des oiseaux est écrit vers 1177 par Farîd od-dîn ‘Attâr, le poète apothicaire de Nichapur, en Iran actuel. Fondé sur les principes de la sagesse universelle plutôt que sur une théologie stricte, le soufisme prône comme accomplissement suprême l’unicité en Dieu par l’anéantissement du soi. Cette pensée trouve son expression la plus aboutie dans la poésie, sublimée sous la plume d’‘Attâr dont l’œuvre a profondément influencé les poètes des générations suivantes.

Soltân Mohammad, Trois derviches qalandarîs, New York. © Metropolitan Museum of Art, A. M. Sackler Museum, Harvard University.
Soltân Mohammad, Trois derviches qalandarîs, New York. © Metropolitan Museum of Art, A. M. Sackler Museum, Harvard University.

Le voyage de l’âme vers l’Être suprême

Il faut, pour aborder Le Cantique des oiseaux, oublier ses repères, laisser son âme s’envoler vers des contrées inconnues. Avec humilité… Humilité face à une langue nouvelle dont les métaphores sont souvent teintées de larmes et de sang, humilité au cœur d’un texte où poésie et mystique sont intimement mêlées. Mais quelle aventure exaltante ! Lorsque les oiseaux, sous la guidance de la huppe, messagère du roi Salomon, se décident à partir à la recherche de l’Être Suprême et à tout abandonner sans retour, leurs désirs et leurs peurs rejoignent les nôtres.

Ahmad Mûsâ, Mohammad porté par l’archange Gabriel, Istanbul. © Topkapi Palace Museum Library.
Ahmad Mûsâ, Mohammad porté par l’archange Gabriel, Istanbul. © Topkapi Palace Museum Library.

200 enluminures persanes exceptionnelles

Nous avons recherché, parmi les manuscrits persans, turcs et indo-musulmans, les images dont les symboles éclairent la signification mystique du poème. Nous avons reproduit les exceptionnelles enluminures figuratives du manuscrit royal commandité en 1487 à Hérat, et nous avons enrichi l’iconographie par de nombreuses illustrations des grands textes de la culture persane.
C’est seulement en 1905-1906, à l’occasion de la révolution constitutionnelle en Iran, que les manuscrits sortirent des palais. Si de nombreux chefs-d'œuvre sont aujourd’hui dispersés dans le monde, quelques-uns sont encore conservés dans les musées d’Istanbul, de Kaboul ou de Téhéran. Nous avons eu à cœur de faire découvrir un ensemble d’œuvres d’une beauté et d’un raffinement extraordinaires, qui n’avaient jamais été publiées jusqu’alors.

Meskîn, Le sage corbeau s’adresse aux animaux, Londres. © The British Museum, RMN.
Meskîn, Le sage corbeau s’adresse aux animaux, Londres. © The British Museum, RMN.

Farîd od-dîn ‘Attâr

Né vers 1158 à Nichapur, au nord-est de l’Iran, ‘Attâr – dont le nom signifie littéralement « parfumeur » et « droguiste » – y exerça le métier d’apothicaire. La légende raconte qu’un derviche mendiant à qui il refusait l’aumône mourut brutalement devant son étal, après lui avoir fait prendre conscience que ses biens matériels n’étaient pas la vraie richesse et que la mort pouvait frapper à tout moment. Cet événement saisissant décida de sa conversion au soufisme : il quitta son commerce pour se consacrer à une vie mystique, faite de méditation et d’ascèse.
‘Attâr rédigea de nombreux ouvrages, qui comptent parmi les œuvres majeures de la littérature persane. Il y insuffle les idées du soufisme. Aussi, pionnier de la poésie mystique en langue persane, il ouvre la voie à un genre qui mêle inextricablement le poétique et le spirituel. Ses récits sont des voyages initiatiques dont il se fait le guide, et à travers lesquels il diffuse sa pensée.
‘Attâr mourut vers 1221, lors de l’invasion de la Perse par les armées de Gengis Khan. Un mausolée érigé en son honneur à Nichapur, au XVe siècle, est aujourd’hui encore un lieu de pèlerinage.

Artiste anonyme, Les oiseaux picorent dans le bec du pélican, Paris. © BNF, Paris.
Artiste anonyme, Les oiseaux picorent dans le bec du pélican, Paris. © BNF, Paris.

Leili Anvar

Leili Anvar est normalienne, agrégée et docteur en littérature. De père iranien et de mère française, elle est maître de conférences à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Traductrice et spécialiste de la littérature mystique et de l’écriture féminine, elle a travaillé notamment sur la littérature amoureuse et ses développements spirituels ainsi que sur l’importance de la voix des femmes dans l’Iran et l’Afghanistan actuels.

Artiste anonyme, Sîmorgh et dragon, Paris. © Bibliothèque nationale de France, Paris.
Artiste anonyme, Sîmorgh et dragon, Paris. © Bibliothèque nationale de France, Paris.

Michael Barry

Spécialiste incontesté de la miniature persane, Michael Barry est professeur au Département d’études proche-orientales à l’université de Princeton, ancien président du comité de conseil du Département d’art islamique du Metropolitan Museum of Art de New York, et conseiller auprès de l’Aga Khan pour le musée d’art islamique de Toronto.

Artiste anonyme, Zodiaque du prince Iskandar-Sultan, Londres. © Wellcome Library, London.
Artiste anonyme, Zodiaque du prince Iskandar-Sultan, Londres. © Wellcome Library, London.

Le Cantique des oiseaux
‘Attâr
illustré par la peinture en Islam d’orient
Texte intégral.
Traduction en vers de Leili Anvar.
207 miniatures persanes, turques et indo-musulmanes, du XIVe au XVIIe siècle.
Introductions de Michael Barry et Leili Anvar.
1 volume relié pleine toile sous coffret illustré, 432 pages, 25,5 x 34,6 cm.
230 €

Artiste anonyme, Grue, Istanbul. © R. et S. Michaud / akg-images.
Artiste anonyme, Grue, Istanbul. © R. et S. Michaud / akg-images.
‘Osmân, Jupiter dans le signe des Poissons, Paris. © Bibliothèque nationale de France, Paris.
‘Osmân, Jupiter dans le signe des Poissons, Paris. © Bibliothèque nationale de France, Paris.
Artiste anonyme, Mahmûd et le vendeur d’épineux, Berlin. © Bibliothèque centrale du Muséum d’histoire naturelle.
Artiste anonyme, Mahmûd et le vendeur d’épineux, Berlin. © Bibliothèque centrale du Muséum d’histoire naturelle.
Artiste anonyme, Le Martyre d’Hallâdj, Baltimore. © The Walters Art Museum, Baltimore.
Artiste anonyme, Le Martyre d’Hallâdj, Baltimore. © The Walters Art Museum, Baltimore.
Artiste anonyme, Faucon, Paris. © RMN / Thierry Ollivier.
Artiste anonyme, Faucon, Paris. © RMN / Thierry Ollivier.
Artiste anonyme, Jonas dégorgé par le poisson monstrueux, Londres. © Nour Foundation.
Artiste anonyme, Jonas dégorgé par le poisson monstrueux, Londres. © Nour Foundation.
Soltân Mohammad, L’Anéantissement dans l’extase, New York. © Metropolitan Museum of Art, A. M. Sackler Museum, Harvard University.
Soltân Mohammad, L’Anéantissement dans l’extase, New York. © Metropolitan Museum of Art, A. M. Sackler Museum, Harvard University.
Artiste anonyme, Grues et canards, Genève. © Trust de l’Aga Khan pour la culture, Genève.
Artiste anonyme, Grues et canards, Genève. © Trust de l’Aga Khan pour la culture, Genève.
Artiste anonyme, Dame de Beauté, Paris. © RMN / Hervé Lewandowski.
Artiste anonyme, Dame de Beauté, Paris. © RMN / Hervé Lewandowski.
Ahmad Mûsâ, Le Prophète porté par l’archange Gabriel, Istanbul. © R. et S. Michaud / akg-images.
Ahmad Mûsâ, Le Prophète porté par l’archange Gabriel, Istanbul. © R. et S. Michaud / akg-images.
Portrait du souverain iranien séfévide Shâh ‘Abbâs, Saint-Pétersbourg. © The Institute of Oriental Manuscripts of the Russian Academy of Sciences, Saint-Petersburg.
Portrait du souverain iranien séfévide Shâh ‘Abbâs, Saint-Pétersbourg. © The Institute of Oriental Manuscripts of the Russian Academy of Sciences, Saint-Petersburg.
Artiste anonyme, Oiseau de Zanzibar, Saint-Pétersbourg. © The Institute of Oriental Manuscripts of the Russian Academy of Sciences, Saint-Petersburg.
Artiste anonyme, Oiseau de Zanzibar, Saint-Pétersbourg. © The Institute of Oriental Manuscripts of the Russian Academy of Sciences, Saint-Petersburg.